Les formations pour sortir de la crise en débat à Cesson-Sévigné


Second débat préliminaire au Forum Libération, des 20 au 22 mars prochains, autour d'une thématique centrée sur les « Formations et diplômes pour sortir de la crise », avec Marc Gontard, le président de l'Université Rennes 2.Une trentaine de personnes étaient réunies pour débattre avec lui.

Alain Thomas, adjoint à Cesson-Sévigné, Vice-président de Rennes Métropole délégué à la jeunesse et à la formation a ouvert la soirée en présentant son déroulement, à savoir une animation des débats par Antoine Simon et des sketches destinés à faire réagir le public. En chauffeur de salle, il a rapidement convaincu l'audience d'accueillir Marc Gontard sous un déluge d'applaudissements.

C'est dans une ambiance détendue qu'à commencé l'exposé de ce dernier sur les solutions mises en place par l'Université pour rapprocher formations et « employabilité ». « Depuis plusieurs années, l'Université a montré son intérêt sur cette question » a-t-il expliqué. Avec la mise en place de filières en rapport direct avec le monde du travail comme LEA (langues étrangères appliquées). Avec la volonté de l'Université d'aller sur le terrain des écoles d'ingénieurs, en proposant des licences et masters professionnels qui offrent « un faisceau de matières pour ouvrir les champs professionnels ».

Parmi les nouvelles perspectives, il a présenté la FTLV (Formation Tout au Long de la Vie) « 15% des effectifs des universités actuellement, mais qui devrait passer à 50 % », la formation en alternance « particulièrement adaptée à la crise, car c'est un moyen de requalification » et la VAE (Validation des Acquis d'Expériences). « Cependant, l'un des meilleurs moyens de sortir de la crise, c'est l'innovation » a-t-il conclu.


Forum à Cesson, le 9 mars (G. Prié)
Après une saynète jouée par des volontaires, l'animateur, Antoine Simon, invite le public à s'exprimer. (photo G. Prié)

Parmi les saynètes jouées ensuite par les volontaires, une a retenu particulièrement l'attention du public : l'annonce par une lycéenne à ses parents de sa volonté d'entamer de longues études universitaires. Le père lui imposait une formation courte tout en refusant le dialogue. Le rôle du père a été rejoué plusieurs fois, par des membres du public : « Je peux te présenter Pierre, Paul ou Jacques qui ont échoué », « Combien vas-tu gagner ? », reprenaient-ils. « Laissez vos enfants faire leur expérience », demandait un directeur des ressources humaines dans le public. « La culture générale est un bagage, que les Allemands nous envient, qui permet de s’adapter tout au long de la vie professionnelle », ajoutait un autre, représentant du Medef.

Ces saynètes montaient aussi des parents bien peu enclins à croire que leurs enfants pouvaient se prendre en main. Une jeune ex-étudiante dans le public est intervenue pour redonner un peu d'espoir : « Il faut croire en notre capacité d'innovation en plus de notre capacité à être employés ».

Le débat s'est achevé vers 23h, mais les discussions continuaient entre membres du public dans l'auditorium ou les allées du Centre culturel.
 
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